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mar 30
2009
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Depuis 1911 et la fiction britannique de 11 minutes « Harry the Footballer », de nombreux cinéastes de tous pays ont tenté de porter à l'écran ce sport dont la popularité toujours grandissante ne pouvait qu'attirer les foules dans les salles obscures : le football !...
D'autres sports ont eu les honneurs du 7ème art, avec plus ou moins de bonheur. La palme revient sans conteste à la boxe, sport le plus représenté au cinéma, et pour le plus grand profit des producteurs : de Raging Bull à Ali, en passant par Million Dollar Baby ou la saga Rocky : que des cartons au box-office !
Même les bluettes ont eu leur heure de gloire : qui est resté de marbre devant cette scène déchirante où le petit Ricky Schroeder essaie de réveiller son père John Voight, mort sur le ring sous les caméras de Franco Zeffirelli ("Le Champion")?
En ce qui concerne le football, il a fait l'objet de nombreuses scènes dans quantité de films, en a été parfois le prétexte, mais aucun opus ayant pour thème principal le foot ne s'est hissé au-dessus lot.
Une des tentatives dont on se souvient est signée John Huston en 1980 : « A nous la victoire », ou comment s'évader d'un camp de prisonniers en organisant un match de foot contre les nazis.
Si ce film n'a pas brillé par sa mise en scène ni le jeu des acteurs, il a quand même donné l'occasion de voir quelques anciennes gloires (Bobby Moore, Oswaldo Ardiles, Pelé...) effectuer un concentré de gestes techniques comme on n'en voit plus sur toute une saison de championnat !...
A réserver aux fans du ballon rond, donc.
L'année précédente, Jean-Jacques Annaud avait commis « Coup de tête » avec le regretté Patrick Dewaere. L'histoire d'une vengeance dans un village qui ne vit que par et pour son équipe de football.
Ce qui reste de ce film est une réplique qui peut encore servir aujourd'hui « On marque pas avec ses pieds on marque avec les couilles ! ».
« A mort l'arbitre » de Jean-Pierre Mocky (1983) est l'exemple même du foot comme prétexte. Un pénalty décisif devient l'occasion d'une chasse à l'homme sordide. A voir pour Michel Serrault, grandiose !...
Ces quelques exemples, parmi des centaines (les pays les plus prolifiques étant l'Angleterre et la France), démontrent qu'il ne suffit pas d'un réalisateur de génie et d'acteurs de talent pour faire un vrai film de football.
La taille du terrain, le nombre de protagonistes, la durée de l'épreuve, ne se prêteraient donc pas à l'intensité dramatique qui sied à un grand film de cinéma ?
Force est de constater que seules les comédies qui traitent de foot trouvent quelque grâce aux yeux des spectateurs, à l'instar de « Shaolin soccer » ou « Les collègues » (dont il faut bien avouer que le succès est resté très local !).
Les mauvaises langues vous diront que le Football est à lui seul tout un cinéma, les footballeurs de grands comédiens, et qu'il n'est nul besoin d'en faire des films...
Auxquelles nous répondront qu'aucun réalisateur, aucun acteur, aucun film ne dépeindront jamais le suspens d'une saison, l'amertume d'une défaite, l'euphorie d'une victoire.
J'ai aimé un tas de films, mais aucun n' m'a jamais donné envie de chanter, de crier de joie, de sauter comme un match de foot ! Et quelle que soit la qualité du film, je n'irai jamais au cinéma avec la même excitation qu'en allant au stade !...

Par chipos, avril 02, 2009
Par mista, avril 01, 2009
Par PROGRESS, avril 01, 2009
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