La Provence a écrit:Depuis le match à Bordeaux, l'ancien Olympien et Girondin est critiqué. Il se défend.
Joueur, Christophe Dugarry ne laissait pas indifférent. Il était controversé. Aimé ou détesté, mais toujours la tête haute et les manches retroussées. Ah ! Lui, ils les a mouillés ses maillots ! Aujourd’hui consultant reconnu comme l’un des meilleurs, il est parfois montré du doigt à Marseille et taxé d’anti-OM. Il s’en défend avec la franchise qui l’a toujours caractérisé.
- Christophe, avez-vous le sentiment de passer désormais pour un anti-Marseillais ?
Christophe Dugarry : C’est mal me connaître que de croire que je suis pro ou anti quoi que ce soit. Quand je me déplace sur un stade ou que je m’installe devant ma télé pour voir un match de foot, ce qui m’importe c’est la qualité des équipes. Mon critère, lorsque je commente, c’est le jeu, pas un maillot que j’ai pu porter ou pas, quel que soit le plaisir que j’ai pu éprouver en jouant pour tel ou tel club.
- Alors d’où vient cette impression que vous êtes anti-OM ?
C.D.: Ça vient du dernier Bordeaux-OM. D’abord, tout le monde s’accorde à dire que Bordeaux est la meilleure équipe du championnat, celle qui produit le meilleur jeu, qui a fait vaciller Lyon, a réussi un beau parcours en Ligue des champions. Je ne peux quand même pas dire le contraire sous prétexte que je suis bordelais...
Je suis prêt à reconnaître que je me suis certainement trompé sur le carton rouge donné à Planus; peu de gens sont d’accord avec moi, même à Canal Plus. Ce n’était que ma conviction. Quand Chamakh commet la faute sur Mandanda, je suis le premier à le dire aussi. En plus, connaissant l’ego du personnage Duhamel, vu l’énorme bourde qu’il commet en accordant le but à Chamakh, je pense qu’il cherche à compenser. Mais sur l’expulsion, j’ai dû me tromper. Pour autant, mon rôle n’est pas d’être anti-qui que ce soit. Pourvu que je me régale en voyant du beau football... Pendant des années, des gens à Bordeaux m’ont traité de pro-lyonnais parce que je disais qu’ils étaient les meilleurs; ils ont été sept fois champions et on se régalait à les voir jouer.
- Vous n’êtes pas anti-Deschamps non plus ?
C.D.: C’est mon pote ! comme Laurent Blanc. Ce qui me déçoit, lors du Bordeaux-OM, c’est que l’OM ne se procure qu’une seule occasion en 80 minutes. Après, je peux ne pas être d’accord avec l’analyse de Didier. Mais je ne prétend pas détenir la vérité, il est plus qualifié que moi. Et il reste mon pote quand même. Aujourd’hui, je reconnais que les Girondins sont moins bien; on l’a vu contre Boulogne... Mais ce que je veux dire aux lecteurs de La Provence, c’est que l’OM m’a procuré des émotions extraordinaires. Les deux ans que j’ai vécu à Marseille, je les raconterai à mes petits-enfants. J’aurais même aimé revenir à l’OM, mais ça ne change rien à ce que je vois et ni à mes commentaires. J’ai mon franc-parler et quand je suis déçu, je l’exprime.
Bon voilà, une sorte de Mea Culpa.